MEET MOSAERT

Portrait | 7 AVRIL AU 13 MAI 2018

LE TRIO MOSAERT PRÉSENTE SA NOUVELLE COLLECTION, LA « CAPSULE NUMÉRO 5 », EN EXCLUSIVITÉ AU BON MARCHÉ

Jusqu'au 13 mai, le trio bruxellois Mosaert installe au Bon Marché Rive Gauche sa « Mosaert Fabrique », une usine fantasmée et fantastique qui met en scène de manière originale leur nouvelle collection, la « Capsule n°5 », dévoilée en exclusivité au Bon Marché Rive Gauche.


Recontre inédite avec le label créatif, formé par Paul Van Haver alias Stromae, Coralie Barbier et Luc Junior Tram qui vous parlent de leurs inspirations et révèlent les secrets de leur collection.


© Benjamin Brolet

RENCONTRE AVEC LE LABEL CRÉATIF MOSAERT

Comment est née l’idée du collectif Mosaert, qui mêle mode, direction artistique et production vidéo/musicale ?


Le label Mosaert a été fondé en 2009 à Bruxelles, à l'occasion de la création du premier album de Paul, Cheese, pour que ce dernier puisse rester producteur de sa musique et préserver une certaine indépendance artistique. Par la suite, dans un souci de cohérence artistique, le label s'est aussi chargé de produire les visuels associés à la musique de Paul, les clip vidéos, les shows, et bien évidemment les costumes qui en découlaient. Mais ce n'est qu'en 2014 qu'on (le label) décide de commercialiser les vêtements qui étaient destinés, auparavant, uniquement à la scène. C'est ainsi que la «Capsule N°1» est lancée et depuis lors, on compte 5 collections à notre actif.


Vous composez une équipe de seulement trois personnes. Quelles sont les forces d’une équipe réduite ?


L'avantage d'être une petite équipe, c'est qu'on sait facilement se retourner et s'adapter. Par ailleurs, la communication est beaucoup plus facile.

Votre nouvelle collection, que vous présentez en exclusivité au Bon Marché Rive Gauche, la « Capsule n°5 », est très colorée, avec des imprimés graphiques qui s’inspirent de l’Art Déco et de l’Art Nouveau. Pourquoi avoir choisi cette esthétique ? Qu’est-ce que cela vous évoque ?


Coralie voulait avant tout changer de technique d'impression qui, jusqu'alors, s'inspirait de la wax africaine. Elle voulait un côté plus brillant, plus délimité qui rappelle les carrelages de cette époque, tout en gardant un côté géométrique et floral.
Par ailleurs, on pense que le fait d'avoir été plus présents à Bruxelles ces derniers temps nous a influencés de manière inconsciente puisque notre capitale regorge de constructions dans cet esprit.


Les imprimés se déclinent sur des pièces de prêt-à-porter, mais aussi sur des objets de décoration comme du linge de maison ou des coussins, et même sur des produits de La Grande Épicerie de Paris. Pourquoi avoir imaginé une gamme complète, qui ne se limite pas à des pièces de Mode ? En quoi cela rend la « Capsule n°5 » encore plus intéressante ?


Cela faisait longtemps que nous avions envie d'étendre notre gamme. Au niveau de la création, le point de départ, ce sont toujours les motifs. Le support ne vient qu'après finalement, que ce soit un pull, un pantalon ou un coussin. Nos imprimés nous permettent de varier les supports. Par ailleurs, le concept de la fabrique fantastique Mosaert, au sein de laquelle une multitude d'éléments sont créés de manière surréaliste, légitimait encore plus notre démarche.

Notre point de départ créatif, ce sont toujours les motifs. Le support ne vient qu'après finalement, que ce soit un pull, un pantalon ou un coussin.

Pour mettre en scène cette nouvelle collection, vous avez imaginé une scénographie sous forme d’usine revisitée, « Mosaert Fabrique ». Comment vous est venue cette idée ?


Nous avions envie de mettre en avant notre amour pour l'artisanat et le savoir-faire local, mais en évitant le premier degré informatif afin de rendre notre démarche ludique. L'idée ici est donc d'illustrer, à travers les différentes installations et leurs mécanismes surréalistes, notre esthétique ainsi que notre vision de la création.


En tant que créateur, en quoi est-ce intéressant de montrer les «coulisses» du processus créatif ?


On ne les montre pas vraiment à vrai dire, disons qu'elles sont plutôt évoquées artistiquement. Quant au fait de mettre en avant ces mêmes coulisses sous la forme d'une usine surréaliste, cela rejoint une politique que l'on a adoptée depuis quelques temps : être le plus transparent possible à tous les niveaux, mais de manière ludique et compréhensible.


© Gabriel de La Chapelle

Quelle est la prochaine étape pour votre collectif ? Avez-vous des envies particulières ?


Avant tout, continuer les capsules et nos collaborations artistiques avec d'autres artistes. On aimerait également participer à des projets d'architecture et pourquoi pas faire un long métrage d'animation...


© Gabriel de La Chapelle

L'idée ici est d'illustrer, à travers les différentes installations et leurs mécanismes surréalistes, notre esthétique ainsi que notre vision de la création.

LA SOIRÉE DE LANCEMENT DE « MOSAERT FABRIQUE » EN IMAGES