RENCONTRE : LAURE HÉRIARD DUBREUIL

Portrait | 4 MAI 2018

Laure Hériard Dubreuil lance sa toute première ligne de prêt-à-porter, en exclusivité au Bon Marché Rive Gauche

Fondatrice de l’iconique concept-store à Miami « The Webster », Laure-Hériard Dubreuil signe enfin sa ligne de vêtements éponyme, LHD. Miami, sa première collection, qu’elle décrit comme inspirée de sa propre garde-robe, est bien évidemment dédiée à sa ville d’adoption, qui a vu naître sa première boutique, sous le soleil de Floride.


Entre robes fleuries, imprimés colorés, accessoires légèrement rétro, les pièces de LHD sont comme des invitations au voyage, à découvrir jusqu’au 19 mai en exclusivité au Bon Marché Rive Gauche.

Découvrez Miami, la première collection de LHD

Pouvez-vous vous présenter et nous résumer rapidement votre parcours avant de vous lancer dans l’aventure LHD ?
Je suis parisienne d’origine et j'ai d'abord travaillé pour de grandes Maisons de luxe comme Balenciaga et Yves Saint Laurent.
Poussée par des envies de voyage, j’ai ensuite déménagé aux États-Unis pour fonder le concept store « The Webster », dont la première boutique a ouvert en 2009, à South Beach, à Miami. « The Webster » est le nom d’origine de l’Hôtel Art Déco, datant des années 30, dans lequel je me suis installée pour créer ma boutique.
C’est une boutique multi-marques pour hommes et femmes avec un très large choix de vêtements, d’accessoires, de chaussures, de bijoux... Le magasin réunit aujourd’hui plus de 200 marques parmi les plus prestigieuses de Chanel à Dior, en passant par Gucci, Proenza Schouler ou Alexander Wang…
Depuis, j’ai ouvert un second « The Webster » cette fois dans le nord de Miami, à Pearl Harbor, une boutique à Huston au Texas et une en Californie, à Orange County.
Ma toute dernière boutique a ouvert à la fin de l'année 2017 au au 29 Green Street à Soho, à New York, dans un bâtiment qui est de nouveau un ancien hôtel !


Pouvez-vous nous parler de votre nouvelle marque, LHD ?
En parallèle la création de boutiques un peu partout dans le monde, j’avais envie de développer ma propre marque de vêtements et d’exprimer encore plus personnellement mon amour pour la mode.
J’ai alors décidé de lancer la marque LHD, qui correspond tout simplement à mes initiales. C’est une ligne de vêtements pour femmes qui reflète mon goût pour les voyages, le soleil, les vacances…
J’ai voulu dédier chaque collection à une destination ensoleillée. Ainsi, c’est tout naturellement que pour ma première collection mon choix s’est tourné vers Miami, une ville pour laquelle j’ai bien sûr un attachement particulier.


Photo ci contre : Laure Hériard Dubreuil au Bon Marché Rive Gauche

Comment décririez-vous vos vêtements ?
Ce sont des pièces faciles à porter, qu’on glisse dans sa valise pour partir en voyage au bout du monde, dans des pays chauds de préférence. Les matières que j’utilise sont principalement le coton, le cachemire ou la soie, pour un confort élégant. Mais la plus grande originalité de mes pièces réside dans les imprimés colorés et pop qui se déclinent sur de longues jupes et robes estivales.
En résumé je dirais que ce sont des pièces qui mettent de bonne humeur et qui font se sentir féminine, un peu à la façon d’un cocktail vitaminé !


Votre collection comprend aussi de nombreux accessoires, pourquoi avoir voulu développer des produits, en plus de la ligne de vêtement ?
Je pense que le style né justement du mix de tous ces éléments et de la bonne association entre un vêtement, un accessoire ou des chaussures.
Ainsi, en plus du prêt-à-porter, j’ai imaginé de nombreuses collaborations pour les accessoires, dans un univers toujours rétro et joyeux. En collaboration avec Pierre Hardy, j’ai créé une paire de derbies, inspirées de la forme des chaussures cubaines. Ensuite j’ai réalisé une paire de boucle d’oreilles en collaboration avec Aurélie Bidermann. J’ai aussi fait un chapeau avec Maison Michel, un maillot de bain avec Eres et une paire de lunettes avec Linda Farrow.


Photo ci contre : Combi Hibiscus, LHD

Les pièces de ma première collection mettent de bonne humeur et font se sentir féminine, un peu à la façon d’un cocktail vitaminé !

Est-ce que vous pensez que votre collection est influencée par une certaine élégance à la française, que vous représentez également ?
Mes racines françaises, l’environnement dans lequel j’ai grandi et mon passage dans des grandes Maisons de couture comme Balenciaga ou Yves Saint Laurent ont évidemment influencé ma création de manière consciente ou inconsciente. À cela est venu s’ajouter mon expérience aux Etats-Unis et ma vie à Miami. Ma collection est un mélange de toutes ces influences.


Quels sont selon vous les must-have* de ce printemps-été 2018 ?
Je pense qu’un des must have de la saison (déjà repéré sur les podiums et dans les street style) sont des chaussures blanches. J’en ai créé une paire avec Pierre Hardy pour la première collection de LHD, mais je trouve que de manière générale, on assiste au grand retour du blanc. Cela peut être une derbies, mais aussi des escarpins, des sandales ou des ballerines.
Sinon, j’adore toutes les formes féminines, les robes mais aussi des choses plus masculines comme des chemises ou des sweat-shirts. Un bon style passe par des mix & match réussis et j’espère proposer à mes clients à travers mes créations des pièces faciles à assortir pour un look moderne.


Une pièce favorite dans votre collection ?
J’aime particulièrement la robe fleurie Mc Marlin, en deux parties, avec laquelle on peut jouer selon ses envies. C’est une robe qui peut faire très habillée ou au contraire plus casual, selon si on la porte ouverte, fermée, en une ou deux parties.
*indispensables


Photo ci-contre : Derbies Pierre Hardy x LHD et Robe Mc Carlin, LHD

Quel est votre rapport avec Le Bon Marché ?
J’ai un attachement tout particulier au Bon Marché. J’ai habité dans le 6ème dans ma jeunesse et j’ai vraiment l’impression d’avoir grandi avec ce lieu, un peu comme Éloïse et le Plaza !
Et puis en 2015, Le Bon Marché m’a proposé une collaboration autour d’une collection exclusivement en blanc pour le traditionnel « mois du blanc » en janvier. Nous avions sélectionné nos créateurs préférés et nous leur avions demandé d’imaginer leur pièce idéale en blanc. Ma plus grande fierté a été de voir The Webster affiché sur la façade emblématique du Bon Marché !


The Webster a une communication très active sur Instagram, pourquoi privilégiez-vous ce mode de communication plutôt qu’un autre pour toucher vos clientes ? Comptez-vous en faire de même pour LHD ?
Cela permet d’avoir un contact direct avec ma communauté et de contrôler le message et l’image de The Webster et de LHD.
Je n’aime pas particulièrement partager des images de ma vie privée, je préfère publier des photos d’inspiration de mode, mais aussi d’art, l’autre grande passion de ma vie. Mon compte reste quand même très personnel et __beaucoup de mes ambassadrices sont des amies qui ont acheté des pièces et qui les portent avec fierté, comme Emma Roberts !


Photo ci-contre : pop up LHD au Bon Marché Rive Gauche

Un bon style passe par des mix & match réussis et j’espère proposer à mes clients à travers mes créations des pièces faciles à assortir

Quelques images du déjeuner à la table, au premier étage de La Grande Épicerie de Paris, à l'occasion du lancement de la première collection de LHD en exclusivité au Bon Marché Rive Gauche