Rencontre : YMER&MALTA

Portrait | 3 avril 2019

Conjuguant design et poésie, éditions limitées et formes naturelles, Valérie Maltaverne produit des collections thématiques à la pointe du design tout en revisitant des savoir-faire traditionnels.
Le musée Noguchi de New-York a fait appel à la marque pour développer une collection inspirée des sculptures de lumière d’Isamu Noguchi, en papier washi et en bambou. Le Bon Marché présente en exclusivité cette collection Akari Unfolded où les sculptures sont divisées en 6 familles.

Qui se cache derrière YMER&MALTA ?
YMER&MALTA est un studio de création, ses méthodes de travail lui sont propres, derrière une oeuvre YMER&MALTA il y a toute une équipe, tout un échange, c’est un dialogue constant entre Valérie Maltaverne, les designers et les artisans.


Comment est né le projet « Akari Unfolded » ?
A la suite d’une rencontre entre Dakin Hart, Senior Curator du Noguchi Museum et Valérie Maltaverne, Dakin a naturellement pensé au Studio YMER&MALTA pour mettre en valeur le travail sur la Lumière d’Isamu Noguchi.
La démarche de leurs créations est proche : sculpturale, architecturale, poétique et innovante.

En quoi la scénographie de la collection à New York diffère-t-elle de la scénographie du Bon Marché ?


Isamu Noguchi dans son atelier, qui est aujourd’hui le Musée, utilisait des poutres anciennes pour présenter ses sculptures. C’est une habitude qui est restée.
YMER&MALTA a donc été présenté comme le fait le Musée pour chacune de ses expositions.
Nous avons pour le Bon Marché recrée la même ambiance sur une surface bien entendu beaucoup plus petite.

Pourquoi avoir choisi Le Bon Marché pour présenter votre collection en exclusivité en France ?


Le Bon Marché a le positionnement le plus exclusif de tous les grands magasins parisiens mais surtout a une longue tradition d’expositions de qualité à but plus culturel et d'image que strictement commercial.
Cela nous semblait le meilleur endroit pour annoncer la commercialisation de notre Collection de « Lumière », ces sculptures lumineuses crées pour le Musée Noguchi qui y sont exposées depuis plus d’un an.
C’est d’ailleurs la seule présentation publique prévue, nous sommes habituellement uniquement visible dans les musées et à notre studio.
J’ai aussi une relation affective avec le Bon Marché, c’est le magasin de toute ma jeunesse, je traverse aujourd’hui Paris pour y faire mes courses.

Comment se passe le travail avec les designers ?


Avec les designers nous créons environ une collection tous les deux ans, tout part d’un croquis, les allers-retours durent un an, un an de dialogue constant, jusqu’à ce que le dessin crée en nous les émotions attendues.
Le temps est notre liberté.
Nous travaillons à quatre mains avec toujours la même passion et le même engouement.

Et comment travaillez-vous avec vos artisans ?


Nous recherchons les meilleures compétences que nous pouvons trouver sur le territoire français, nous échangeons avec eux sur les options et les techniques. La plupart du temps nos créations sont de véritables défis d’innovation que les artisans prennent à cœur de mener à bien.

Vous accordez une grande place au choix des matériaux pour créer vos lampes sculptures. Pourquoi cette exigence ?


Cette exigence des matériaux et des "savoir-faire" est le moteur d’YMER&MALTA.
C’est pour cette exigence que le Curator du Noguchi Museum a pensé à notre Studio, la mission était de taille, nous devions rendre hommage à l’un des artistes les plus talentueux du XX siècles.
Pour cette collection nous avons travaillé avec une vingtaine d’artisans et chacun d’eux a joué un rôle décisif, nous avons été jusqu’à créer de nouveaux matériaux.